mercredi, avril 25, 2007

Chouette! un commentaire!

Je commençais vraiment à désespérer...A croire que seul l'extrémisme déclenche des réactions!
Si vous voulez comprendre ma réponse, repotez vous au commentaire posté sur l'article "l'avis des autres".
Bon, évidemment, j'ai accentué tous les traits de mon raisonnement, essentiellement dans l'optique de provoquer les gens qui:
1-avaient aimé le film au point de l'ériger comme film de l'année(ce qui n'est-à mon sens-pas le cas).
2-Lisent ce blog, car j'aime ça(provoquer.Lire le blog m'ennuie...).

Alors, en ce qui concerne la polémique, je vois que je n'ai pas été tout à fait bien compris, et donc que je me suis mal exprimé. Mea culpa.
Je ne reproche pas aux films grands puiblics le fait de vouloir élever le niveau de conscience des gens. Différentes sortes de films sont, à différents niveaux, là pour tenter de sortir les masses de la torpeur quotidienne dans laquelle d'autres films les plongent.
Ex: "Bienvenue à Gattaca" est, sur le même type de thème que "la vie des autres" un film que je trouve plus réussi, tout en restant accessible au plus grand nombre. Cela n'étant en l'occurence qu'une question de gout (tout comme Mozart ou Bach ;)).
Ce que je reproche surtout à "la vie des autres", c'est de se placer dans une catégorie de films à laquelle elle (il?) n'appartient pas: Le film intelligent et destiné, à la base, à un public restreint, mais dont la puissance est telle qu'il touche tout le monde.
On m'a tellement dit que ce film était fabuleux que je m'en suis forcément trouvé déçu.
Le film use et abuse de tous les petits travers destinés à faire résonner les cordes sensibles qui manipulent nos petits coeurs...Spielberg fait la même chose en assumant son côté grand public.

En ce qui concerne la porte vers une ouverture d'esprit plus large que peut être le cinéma en général, permets-moi d'être assez dubitatif. Pour faire le parallèle avec, puisque l'on a pris cet exemple la musique classique, il suffit de voir les samples qui sont utilisés dans le R'n'B aujourd'hui, et dont personne ne sait d'où ils viennent (c'est à dire du passé..). Les gens, malheureusement n'ont pas une tendance naturelle à la curiosité, et surtout lorsqu'il s'agit de faire un effort.

Revenons au cinéma, avec trois films qui pourraient servir de passerelles l'un vers l'autre: Independance Day, V pour vendetta, et Good night and good luck.
Independance Day: Film de SF rigolo au second degré, limite dangereux au premier, mais peut passer pour un film qui prône l'union entre les peuples pour affronter un régime totalitaire...
V pour Vendetta: Toujours un divertissement SF grand public,sans second degré et qui se veut anti-totalitariste aussi(le problème, c'est que la torture y est légitimée, ce qui rend la morale du film douteuse): Le peuple asservi et dépossedé de son individualité se rebelle contre le dictateur cruel et sanguinaire.
Pas très folichon, mais le film apprend à ceux qui ne le savaient pas que la dictature, c'est mal!
Good night and good luck: Basé sur l'histoire vraie d'un journaliste américain qui s'est rebellé contre le McCarthysme, ce film est tourné en noir et blanc, ce qui aura pour effet de rebuter déjà une première partie du public. Ensuite le rythme est lent, l'ambiance pesante: La Majorité de la population n'accrochera pas. Pour ceux qui auront eu le courage d'aller plus loin, le film est très intéressant.

Ces trois films traitent à peu près du même thème, pour autant, si le spectateur qui commence par ID et qui est "vierge" de toute reflexion sera susceptible de se tourner vers V, plus pour des raisons de divertisement qu'autre chose, il est très peu probable que la reflexion des deux premiers films l'amène à voir le troisième.Parce que certains films demandent un investissement.C'est une démarche, une éducation qui devraient être enseignées( je crois d'ailleurs, qu'elles sont enseignées à l'école...). Regarder un film pour se divertir est le droit de chacun, droit que j'utilise pleinement moi-même. Mais sous prétexte de droit au divertissement, laisser libre cours à l'abêtissement des masses, là, non!
Cela me rappelle cette mère de famille dire, à propos de ses enfants: "Il vaut mieuix qu'ils lisent "télé 7 jours" que rien du tout."
Ok, "la vie des autres n'est pas aussi nocive que TF1 ou TV7j, mais on n'est quand même pas très loin du niveau des téléfilms français(qui ne sont pas tous mauvais mais presque): Bons sentiments, bonnes actions, pensée lénifiante au possible. Et pensée lénifiante égale absence de réflexion et de remise en cause. Ce qui, inutile de le préciser, n'est pas bon, sauf pour ceux qui dirigent.
La question est donc comment donner au gens le goût de l'effort envers l'art?

Désolé si tout n'est pas très bien structuré mais je dois gérer d'infâmes clients pendant que j'écris...
A plus et vive la polémique, au moins ça fait réfléchir.

lundi, avril 23, 2007

CHOUETTE! UN COMMENTAIRE!

Je commençais vraiment à désespérer...A croire que seul l'extrémisme déclenche des réactions!
Si vous voulez comprendre ma réponse, repotez vous au commentaire posté sur l'article "l'avis des autres".
Bon, évidemment, j'ai accentué tous les traits de mon raisonnement, essentiellement dans l'optique de provoquer les gens qui:
1-avaient aimé le film au point de l'ériger comme film de l'année(ce qui n'est-à mon sens-pas le cas).
2-Lisent ce blog, car j'aime ça(provoquer.Lire le blog m'ennuie...).

je réponds demain car j'ai très faim...

vendredi, avril 20, 2007

L'AVIS DES AUTRES...

Puisque cela commence à considérablement m'agacer d'avoir à trouver des calembours( pour les enfants de moins de 10 ans et les adultes incultes qui lisent ce blog, je tiens à préciser qu'un calembour est un jeu de mots) stupides sur les titres de films, je vais m'employer ce mois-ci à réduire en miettes, que dis-je, en poussière, un film encensé par la critique et bon nombre de spectateurs, parmi lesquels nombre de nos chers et vénérés clients.

Il y a quelques semaines de cela, poussé par l'avis général, et la vie de manière générale, je me rendis dans une de ces salles qui ne sont réellement obscures que jusqu'a ce que le film commence.
Va voir "la vie des autres" m'avait-on dit, c'est magnifique, fabuleux, le plus beau film de cette décennie.
Premier hic: Cette décennie a vu la naissance de la trilogie du Seigneur des anneaux, à laquelle rien ne saurait être supérieur, excepté sans doute un pot de 200kg de Nutella.
Comprenez donc bien que si l'ouvreur ne distribuait pas un pot de 200 kg de Nutella à l'entrée du cinéma, "la vie des autres" aurait beaucoup de mal à s'imposer comme meilleur film de la décennie à mes yeux.
Cependant, faisant fi de ces méditations diurnes et de ces à-prioris indignes d'un humain républicain et démocrate(impossible de dire ça si j'étais américain, donc j'en profite!), je m'engageai dans la salle, m'attendant à passer malgré tout un agréable moment.
Le film commença...continua...et se termina.

La première impression qui se dégage est un sentiment mitigé: le film est correct, bien mis en scène, bien interprété, mais il lui manque quelque chose...
Une fois la première impresiion dégagée par les soins d'une mémoire vive défaillante, un sentiment d'agacement vient prendre sa place: Et si, une fois de plus, j'avais été berné par l'avis général?
La fin du film est, après réflexion, assez consternante de mièvrerie dégoulinante, et la trame générale repose sur une invraisemblance tellement énorme qu'elle en aurait fait de l'ombre à Gargantua.
Je m'explique: Pour résumer "la vie des autres", il s'agit d'un agent de la STASI (pour les enfants de moins de 10 ans, la STASI était la "police secrête" du régime communiste Est-allemand, soit un petit frère du KGB) auquel on confie la lourde tâche de confondre un célèbre metteur en scène, qui a le tort de vivre avec une actrice convoitée par un haut fonctionnaire du régime. L'agent va donc écouter le couple pendant des heures, des semaines, des mois(on ne sait pas trop), dans l'espoir de dénicher une quelconque preuve compromettante qui conduirait le metteur en scène droit en prison.
Le metteur en scène étant ami du grand manitou du régime communiste, il faut une preuve réelle de sa possible trahison envers ce régime, trahison évidente dans la mesure où tous les artistes sont des rebelles dans l'âme(cf: Elia Kazan).
Là où le bât blesse, c'est que jamais les méchants qui veulent faire plonger le gentil ne songeront à fabriquer une preuve, pratique pourtant courante dans ce type de dictature.
On m'objectera que le metteur en scène a des relations, et je répondrai que Danton et Trotsky en avaient aussi.
Bref, pas très vraisemblable tout cela. Cependant, "la guerre des étoiles" non plus, alors on ne va pas chipoter pour si peu.
Le film vaut, dit-on, par sa beauté intrinsèque, surtout en ce moment où il ne pleut pas beaucoup.
L'art qui sauve les gens, qui éveille les consciences...un beau conte de fées. Je ne voudrais pas paraitre pessimiste, et encore moins cynique, en ces temps électoraux, mais cela fait belle lurette que l'art ne sauve plus personne sinon dans l'imaginaire collectif restreint des habitants du Paris privilégié que nous sommes.
Qui, aujourd'hui va pleurer en écoutant du Bach(je ne parle pas de Mozart, parce que de toute façon, c'est impossible) sinon des gens qui ont été éduqués à coup de musique classique, et donc d'un milieu socio-culturel plus élevé que la moyenne.
Qui sera ému par une toile de Van Gogh? qui comprendra la portée de "La peste"?
Peu de gens, et en tout cas, quasi-exclusivement des gens qui sont déjà "éclairés" et sauvés( ce qui ne veut pas dire que des gens que l'art ne touche pas ne puissent être éclairés).
La faute à qui? A des films comme "la vie des autres" qui répondent uniquement à nos attentes et ne nous font pas réfléchir. Des films agréables à regarder mais qui ne servent à rien. La dictature, c'est pas bien! Tiens donc, je l'ignorais!Les méchants ne sont pas tous méchants pour toujours! Chouette, on vient juste de dépasser les Walt Disney!
Et cette fin à laquelle on n'ose croire tellement elle est belle et hollywoodienne(dans la catégorie: films qui finissent "moyennement bien").

Ce film se place au même niveau que "la liste de Schindler" en ce sens qu'il a un intérêt "historique", mais aucun au niveau artistique.

Si vous avez aimé "la vie des autres", vous n'aimerez probablement pas, dans le désordre: Old Boy et les films asiatiques qui en général finissent vraiment mal, l'oeuvre dramatique de Shakespeare pour les mêmes raisons, les tableaux de Francis Bacon, l'armée des ombres et la vie car elle se termine par la mort.

Je plaisante, mais j'ai vraiment trouvé le film passable!

Pour conclure, je vous rappellerai, quelque soit vôtre bord, les paroles de ce bon vieil Albert Camus: "Ne pas prendre parti, c'est collaborer". Alors, allez voter!

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